Alima et le prince de l'océan : entre légende et quête initiatique (roman Jeunesse, Dapper Editions, Paris, France)
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Alima et le Prince de l’Océan : Bien plus qu’une simple histoire de Mamiwata

Le moment le plus intense dans l’écriture ? Pour moi, c’est celui où l’acte d’écrire s’extériorise. En un mot, quand on voit l’histoire se créer de façon instantanée. Une histoire qui souvent prend son propre chemin, différent de ce qu’on avait imaginé.

Par la suite, il y a le plaisir de se relire. Il y a la fierté de voir le résultat de son imagination mis en mots mais l’intensité de l’émotion ressentie a diminué. D’ailleurs, l’imagination est déjà engagée dans d’autres écrits, d’autres idées qui ne demandent qu’à se transformer en histoires.

Il arrive régulièrement (surtout en ce qui concerne la poésie), que je me replonge dans un texte mais pour les autres genres, je peux rester un long moment sans y toucher. Et un beau jour, je saisis un de mes manuscrits, un de mes livres. Sans toutefois le découvrir avec les yeux d’un lecteur, c’est comme un retour plaisant sur un chemin apprécié. Et je me mets alors à sourire en repensant aux émotions que le récit que je parcoure m’a procuré lors de son écriture.

Minsili Zanga Alima et le Prince de l’Océan, Prix du Roman Jeunesse Ile Maurice 2002
Minsili Zanga : Alima et le Prince de l’Océan,
Prix du Roman Jeunesse Île Maurice 2002
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Alima, conte ou récit initiatique ?

Ça m’est arrivé dernièrement en relisant Alima et le Prince de l’Océan, et surtout, en découvrant la catégorisation qui en est faite dans le réseau des bibliothèques parisiennes avec des mots comme : mythe, conte, récit initiatique, voyage… J’ai souri, car c’est exactement cela, un mariage entre réalité et imaginaire. Et derrière, une interrogation, une quête initiatique, un voyage. Tiens, cela me donne l’idée d’explorer la notion de « voyage » dans mes écrits un de ces jours !

Alima, une ode à la différence et une histoire d’amour

Pour revenir à Alima et le Prince de l’Océan, c’est aussi un livre qui parle de rencontres. Celles d’univers différents : La savane et la Côte, la Mer et le sol sablonneux des régions sahéliennes. Alima et le Prince de l’Océan parle de la rencontre de peuples différents, de visions différentes. Interviewée par la journaliste Franco-congolaise Florence Dini il y a des années à Amina, je revenais sur cet aspect du livre en parlant de l’héroïne du roman et de sa relation avec un des principaux protagonistes :
« La séparation s’opère parce que Alima doit partir à la rencontre de son destin, quitter la savane pour rejoindre la forêt qui borde l’océan. J’ai voulu montrer les différences qui peuvent exister entre les personnes de conditions sociales différentes, à savoir que Khoda est fils de chef du village. Il est appelé à régner. La mère d’Alima est étrangère à la savane. Elle est originaire de la Côte. Ce sont des barrières que les gens dressent dans les rapports avec les autres groupes ethniques, Mais c’est une raison secondaire parce qu’Alima va aller simplement à la rencontre de son destin. Et pour cela, elle doit malheureusement quitter ceux qu’elle a connus et qu’elle aime. »©Minsilizanga.com

Alima et le Prince de l’Océan a reçu le Prix du Roman Jeunesse de l’Île Maurice (2002).

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