De la tranquillité d'esprit - 3 (Minsili ZANGA)
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Les choses n’ont d’importance que celles que vous leur donnez

De la tranquillité
3/5

Suite de ma réflexion sur les notions de tranquillité et de libre-arbitre. Dans ce troisième article, le point à l’ordre du jour est que les choses n’ont finalement d’importance que celle qu’on leur donne.

En écrivant cette partie, un épisode passée est immédiatement venue en tête pour illustrer mon propos, mon adhésion pendant quelques mois dans un groupe. Dans ce dernier, les pires bas instincts semblaient s’être donnés rendez-vous. Pourtant, l’objectif poursuivi partait de ce qu’on appelle communément « une bonne intention. » Mais dans ce groupe, épier l’autre, mener des enquêtes ubuesques pour le dénigrer, se cantonner aux luttes d’ego, étaient le mode de fonctionnement. Que faire dans ce cas?

Lorsqu’on en arrive à évoluer au milieu d’individus capables de passer des heures à médire sur leurs pairs, à fourbir mil scénarios pour faire tomber untel en lieu et place de synergies constructives, il est logique de se dire : je ferai mieux de m’éloigner.

Mais, vous verrez toujours une personne porteuse de tous les arguments pour vous persuader du contraire. Analysez ces arguments, vous constaterez souvent qu’elles tournent autour d’une lutte d’ego. Ainsi, untel dira à une femme humiliée : tu pars où ? Pour que celle-là (la rivale) chante partout qu’elle a gagné sur toi ? Ce n’est qu’un exemple mais dans ces cas, on décide de mener des combats destructeurs d’abord pour une question d’ego. Car, décider de s’éloigner de la négativité pour beaucoup, s’assimile à a »abandonner » et laisser l’autre gagner. Et pour eux, tout sauf ça. Ils n’ont pas compris qu’abandonner la négativité, c’est aussi une façon de transcender nos égos.

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Pouvoir transcender nos égos

Autre exemple, cette fois vécue dans le fameux groupe dont je parle plus haut. Observatrice de plus en plus excédée des comportements négatifs autour de moi, je décidai finalement de m’éloigner de toute cette négativité. Résumé du message d’une personne qui au passage, se targuait d’être une qui n’abandonne jamais, quel que soit le contexte: n’abandonne pas, car si tu le fais, tu aurais perdu.

Alors je me suis demandée : perdu quoi? Suis-je dans une guerre pour me lancer dans la surenchère au point de risquer de poser des actes contraires à ma Nature intérieure? Dans ce cas, qui l’emporte à par mon égo? Je sais qu’une situation ne me convient pas, mais je persiste car cela est devenu un combat d’égo, je dois absolument l’emporter sur la personne en face. Quand bien même, et après? Prenons le cas d’une rivalité amoureuse. Quand, après moult concessions, on aura « réussi » à avoir l’homme ou la femme tant convoité, se sentira-t-on plus heureux/heureuse parce qu’on a damné le pion à l’adversaire ou parce que c’était la meilleure chose à faire?

Répondez sincèrement. Si c’est non, alors, dites stop ! Stop, car vous avez ce choix, ce libre-arbitre : déterminer ce qui doit vous nourrir.©Minsilizanga.com

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