«Combien elles coûtent, les tomates ?» (extrait à lire)

«Combien elles coûtent, les tomates ?»

Dans la série extraits littéraires, place à la nouvelle “Combien elles coûtent, les tomates?” du recueil Azania. Il est disponible sur toutes les librairies en ligne. N’hésitez pas à me laisser vos avis, c’est ici.

«Combien elles coûtent, les tomates ?»

« Ces vacances-là, j’avais décidé de laisser de côté le farniente qui me caractérisait pendant cette période de l’année. J’avais obtenu mon Bac avec mention. À la rentrée prochaine, je prendrai la route de l’université. Cette perspective m’enchantait et m’inquiétait en même temps. On nous racontait tant de choses sur le rythme universitaire.

On nous disait que là-bas, plus rien ne serait comme avant. Là-bas, notre esprit d’initiative serait sans cesse sollicité. Alors, je m’étais finalement dit qu’il fallait profiter de mes dernières vacances de lycéenne pour préparer mon entrée à la Fac. Les premiers jours, je m’étais lancée dans la recherche d’un stage en rapport avec mes aspirations. J’aurai pu solliciter un membre de ma famille, mais je voulais y arriver seule.

L’entreprise se transforma rapidement en parcours du combattant. En désespoir de cause, j’optais pour une autre solution. Au début, même à moi, l’idée me parut bien téméraire, mais au bout de deux semaines de réflexion, je la trouvais de plus en plus tentante et originale. Il fallait à tout prix que je le raconte à ma tata chérie, Mema Abeng, sœur aînée de mon père. Elle m’encouragea fortement à franchir le pas, ce que je fis. »

La suite dans l’espace Membres, c’est gratuit !

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“Rêves croisés” (Extrait à lire)

“Rêves croisés” (Extrait à lire)

Je vous partage un nouvel extrait de la nouvelle « Rêves croisés ». Elle fait partie du recueil AZANIA, sorti en juillet 2020. Il est disponible sur toutes les librairies en ligne. Ne manquez pas de me laisser vos avis après l’avoir lu. C’est ici.

« Rêves croisés » : résumé

“Une ville africaine, de nos
jours. Une, jeune femme se prépare à voyager. Plus, loin, à des
milliers de kilomètres, un homme attend. Entre eux, un lien qui se
révèle progressivement. Dans « Rêves croisés », le voyage est
aussi bien physique qu’intérieur.”

Azania (présentation)

«Je suis indifférent aux mains qui m’agrippent, essayant de me faire lâcher prise. Je ne me soucie aucunement de ses suffocations ni des cris des clients. Je me fous du scandale que j’ai fait naître. Je serre ! Je serre de plus en plus fort. J’en ai marre de cette infidèle ! J’en ai ma claque de cette femme jamais satisfaite !»

Dans Azania, six visages de femmes se dévoilent, six personnalités fortes parfois vues à travers le regard des hommes qui les côtoient. En décor de ces tranches de vie, la ville de Yaoundé, actrice à part entière de ce chassé-croisé.

Extraits de “Rêves croisés

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Savoir dire non ne rend pas malade

Savoir dire non ne rend pas malade

Il est de ces personnes qui, sans jamais avoir posé le plus petit acte pour autrui, en viennent pourtant à se comporter envers vous comme si tout leur était dû. Ils vous sollicitent, insistent pour avoir un service, allant parfois à vous vouer aux gémonies en cas de refus. Inutile de dire qu’avec ce genre d’individus, autant être hermétique à la manipulation et s’écouter, soi.

Notre tranquillité d’esprit vient d’abord de nous

Dire non ne rend pas malade. Si quelque chose qu’on vous demande ne vous dit rien, autant dire non (en y mettant la forme si on veut), mais le dire sans tergiverser. Sa tranquillité d’esprit, c’est soi d’abord qui la façonne. N’oubliez pas : chacun cherche le chemin le plus court pour arriver à un état de satisfaction, parfois inconsciemment.

Deux questions à se poser lorsqu’on demande un service

1

Ai-je jamais posé un acte qui expliquerait que la personne sollicitée ait la moindre raison de répondre positivement à ma demande ?

2

Suis-je conscient de ce que je lui demande ? En un mot, me suis-je penché sur l’effort que cela induit. Effort en termes de temps par exemple ou financier. Que se passe-t-il en général ? Soit la personne sollicitée vous donne sa fin de non-recevoir par le silence ou directement. Soit elle vous dit oui, mais n’en fait rien (le fameux, « il/elle me fait marcher »), soit elle fait le strict minimum ou mal.

Rendre service oui, mais dans ce cas sans rien attendre en retour

Sollicité par une personne, vous répondez positivement, sans regret malgré le temps ou argent mis dessus. Mais, silence radio de celui qui vous a sollicité. Imaginez que cela se renouvelle plusieurs fois. À la longue, vous estimerez que vos heures et finances sont trop précieuses pour être gaspillées ainsi.

Si vous persistez, bonjour le sentiment de frustration. Mais posez-vous une question : si frustré et déçu, est-ce la faute de ceux qui vous demandent ou la vôtre ? Je ne dis pas qu’il ne faille point rendre service, mais si vous le faites, n’attendez rien en retour dans ce cas. La gratification ici tient de la satisfaction d’avoir suivi son inclinaison intérieure…

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L’Étudiante : nouvelle à lire en ligne

L’Étudiante – Nouvelle à lire en ligne

Partage sur un nouvel extrait de mon recueil AZANIA. Cette fois, place à une nouvelle courte, et que j’ai particulièrement aimée : L’étudiante. C’est l’une des six nouvelles d’Azania. L’histoire parle d’une rencontre, celle de deux êtres qui s’observent, se parlent en silence. Finiront-ils par se trouver après cet involontaire jeu de cache-cache ? Vous le saurez en plongeant dans la lecture d’Azania.

L’étudiante (AZANIA) – Extrait

« La journée de lundi arriva, monotone, si différente du week-end ensoleillé qui avait précédé. Comme à chaque début de semaine, l’université grouillait de vie. Après un bref salut à un de ses collègues, l’homme gagna rapidement le bureau qui lui était attribué trois jours sur cinq. Aujourd’hui, le cours d’analyse financière commencera avec un léger retard. Cela n’était pas dans son habitude. « Il faut bien un début à tout », se dit-il avec un discret haussement d’épaules. Somme toute, ce retard involontaire n’était pas pour lui déplaire. L’homme appréhendait de plus en plus le moment où il entrerait dans la salle de cours soudain rendue silencieuse par sa seule présence.

Le rituel était désormais tracé. Il gagnerait lentement, sa place sous l’œil attentif et curieux des étudiants. Il avancerait jusqu’au bureau après avoir lancé un bonjour grave auquel les autres répondront par un murmure d’ensemble, sans cesser de l’observer. Il ouvrira son attaché-case, prenant tout son temps, repoussant aussi loin que possible l’instant où il sera forcé de se retourner et de faire face à la salle. L’homme n’était pas timide. Si ça avait été le cas, il n’aurait pas choisi ce métier de professeur. S’il redoutait de plus en plus la tenue de ses cours dans cette université cotée et privée de Yaoundé, c’était à cause d’elle, l’étudiante si différente à ses yeux des autres…

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