Savoir dire non ne rend pas malade

Savoir dire non ne rend pas malade

Il est de ces personnes qui, sans jamais avoir posé le plus petit acte pour autrui, en viennent pourtant à se comporter envers vous comme si tout leur était dû. Ils vous sollicitent, insistent pour avoir un service, allant parfois à vous vouer aux gémonies en cas de refus. Inutile de dire qu’avec ce genre d’individus, autant être hermétique à la manipulation et s’écouter, soi.

Notre tranquillité d’esprit vient d’abord de nous

Dire non ne rend pas malade. Si quelque chose qu’on vous demande ne vous dit rien, autant dire non (en y mettant la forme si on veut), mais le dire sans tergiverser. Sa tranquillité d’esprit, c’est soi d’abord qui la façonne. N’oubliez pas : chacun cherche le chemin le plus court pour arriver à un état de satisfaction, parfois inconsciemment.

Deux questions à se poser lorsqu’on demande un service

1

Ai-je jamais posé un acte qui expliquerait que la personne sollicitée ait la moindre raison de répondre positivement à ma demande ?

2

Suis-je conscient de ce que je lui demande ? En un mot, me suis-je penché sur l’effort que cela induit. Effort en termes de temps par exemple ou financier. Que se passe-t-il en général ? Soit la personne sollicitée vous donne sa fin de non-recevoir par le silence ou directement. Soit elle vous dit oui, mais n’en fait rien (le fameux, « il/elle me fait marcher »), soit elle fait le strict minimum ou mal.

Rendre service oui, mais dans ce cas sans rien attendre en retour

Sollicité par une personne, vous répondez positivement, sans regret malgré le temps ou argent mis dessus. Mais, silence radio de celui qui vous a sollicité. Imaginez que cela se renouvelle plusieurs fois. À la longue, vous estimerez que vos heures et finances sont trop précieuses pour être gaspillées ainsi.

Si vous persistez, bonjour le sentiment de frustration. Mais posez-vous une question : si frustré et déçu, est-ce la faute de ceux qui vous demandent ou la vôtre ? Je ne dis pas qu’il ne faille point rendre service, mais si vous le faites, n’attendez rien en retour dans ce cas. La gratification ici tient de la satisfaction d’avoir suivi son inclinaison intérieure…

Vous devez vous connecter pour voir le contenu.SVP . Pas encore abonné ? Vous abonner

L’Étudiante : nouvelle à lire en ligne

L’Étudiante – Nouvelle à lire en ligne

Partage sur un nouvel extrait de mon recueil AZANIA. Cette fois, place à une nouvelle courte, et que j’ai particulièrement aimée : L’étudiante. C’est l’une des six nouvelles d’Azania. L’histoire parle d’une rencontre, celle de deux êtres qui s’observent, se parlent en silence. Finiront-ils par se trouver après cet involontaire jeu de cache-cache ? Vous le saurez en plongeant dans la lecture d’Azania.

L’étudiante (AZANIA) – Extrait

« La journée de lundi arriva, monotone, si différente du week-end ensoleillé qui avait précédé. Comme à chaque début de semaine, l’université grouillait de vie. Après un bref salut à un de ses collègues, l’homme gagna rapidement le bureau qui lui était attribué trois jours sur cinq. Aujourd’hui, le cours d’analyse financière commencera avec un léger retard. Cela n’était pas dans son habitude. « Il faut bien un début à tout », se dit-il avec un discret haussement d’épaules. Somme toute, ce retard involontaire n’était pas pour lui déplaire. L’homme appréhendait de plus en plus le moment où il entrerait dans la salle de cours soudain rendue silencieuse par sa seule présence.

Le rituel était désormais tracé. Il gagnerait lentement, sa place sous l’œil attentif et curieux des étudiants. Il avancerait jusqu’au bureau après avoir lancé un bonjour grave auquel les autres répondront par un murmure d’ensemble, sans cesser de l’observer. Il ouvrira son attaché-case, prenant tout son temps, repoussant aussi loin que possible l’instant où il sera forcé de se retourner et de faire face à la salle. L’homme n’était pas timide. Si ça avait été le cas, il n’aurait pas choisi ce métier de professeur. S’il redoutait de plus en plus la tenue de ses cours dans cette université cotée et privée de Yaoundé, c’était à cause d’elle, l’étudiante si différente à ses yeux des autres…

Vous devez vous connecter pour voir le contenu.SVP . Pas encore abonné ? Vous abonner
%d blogueurs aiment cette page :