Joseph Mbarga, auteur camerounais
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Mais « Qui veut la peau des gorilles? »

Mais « Qui veut la peau des gorilles? » Zoom sur l’univers de l’auteur Joseph Mbarga (Cameroun)

Une fois n’est pas coutume, en lieu et place d’un billet sur un livre qui m’a plu, c’est un trois en un que je vais faire. Il s’agit des 3 recueils de nouvelles de l’auteur Camerounais Joseph Mbarga.

Après avoir commencé avec Qui veut la peau des gorilles, difficile de ne pas plonger dans les deux autres (Le Vieil homme est amer et autres amertumes, La faim ne justifie pas les moyens). Oui, les titres en eux-mêmes sont déjà intriguants.

« Un chef opiniâtre et âgé qui ne veut d’aucune bibliothèque dans son village, un prof de philo accusé de sorcellerie par ses élèves et collègues réunis, un jeune homme désargenté usant de tous les moyens pour faire croire à sa mère qu’il mène un grand train de vie… »

Voilà le début de la 4ème de couverture de « Le Vieil homme est amer et autres amertumes »

Mais, déjà, petit focus sur l’auteur

Né en 1974 à Ongola Ewondo (Yaoundé), Joseph Mbarga y fait sa scolarité. Après des Études de Finances à l’Université de Yaoundé II (Soa), il fera un court cycle de Management de Projets à l’Université Catholique d’Afrique Centrale.

Rédacteur publicitaire au sein de plusieurs agences Marketing à Douala, il exerce comme Manager de projets au sein à Orange Cameroun et Orange France, avant de démissionner il y a quatre ans. Depuis, il s’est mis à son compte comme Consultant web et Copywriter freelance.

Joseph Mbarga est aujourd’hui installé à Douala, la capitale économique du Cameroun. Et malgré son emploi du temps chargé, ce passionné du Digital et nouvelles technologies, est un auteur prolifique. Il a publié à ce jour 3 recueils de nouvelles.

« Je suis en train d’écrire un roman qui paraîtra l’année prochaine »
(Joseph Mbarga)

Pourquoi ce genre en particulier ?

Explications de l’auteur : « J’ai toujours aimé ce genre. Je l’ai découvert avec ravissement au collège avec des auteurs comme Séverin Cécile Abega et bien d’autres. Il y a, avec la nouvelle, le plaisir d’entamer une histoire et de l’achever rapidement. Plus tard, c’est de manière assez naturelle que j’ai commencé à écrire des nouvelles à l’université et à en publier plus tard. J’aime la concision, la possibilité de transmettre une émotion même sur une distance courte. Je suis toutefois en train d’écrire un roman qui paraîtra l’année prochaine. »

Si je devais résumer mon avis en une phrase, je dirai que dans les récits de Joseph Mbarga, l’ubuesque côtoie un zeste de merveilleux et un humour très pince-sans-rire. Cet humour se dévoile parfois par surprise, une expression, une phrase qui vous arrache un sourire face à des récits relatant une réalité parfois dure.

Mais vite, on replonge dans l’histoire, curieux de savoir comment cela va se terminer. Et face aux morceaux de vie qui se dévoilent, parfois on se surprend à poser un moment le livre pour réfléchir aux comportements dévoilés à travers les personnages, se sont nos sociétés africaines qui s’exposent dans ce qu’elles peuvent avoir de bien comme de petitesse humaine.

« Il y a, avec la nouvelle, le plaisir d’entamer une histoire et de l’achever rapidement »
(Joseph Mbarga)

Après avoir dévoré ces recueils, une question me tauraudait, leur fin, parfois fataliste, toujours interrogative

Voici la réponse de l’auteur : « J’aime bien la possibilité d’avoir une sorte de dialogue avec le lecteur. Dans la fiction, on peut donner la possibilité au lecteur et à la lectrice de s’interroger, de compléter le cas échéant les histoires avec son imagination et son propre vécu. L’histoire se déroulant sur une courte distance comme dans un sprint, j’aimerais aussi que le lecteur, la lectrice, au sortir d’une de mes nouvelles, continue à y réfléchir ou qu’il (elle) garde encore un moment une petite émotion. J’observe l’environnement dans lequel je vis et il peut transparaître dans les histoires racontées, sachant qu’elles sont avant tout de la fiction. »

Joseph Mbarga est présent sur Instagram et Twitter.
Retrouvez ses articles sur son site et blog Mbargabooks.com. ©Minsilizanga.com